
Elles ont grandi dans la tourmente
Innocentes, survivantes
Elles ont appris que le brouillard
Protège mieux que des remparts
On les voit là
Puis les voilà à l’horizon
Les fuyantes
Les joies du cœur réveillent leurs peurs
Elles ne croient pas aux jours meilleurs
Quand les grands sentiments menacent
Glissent d’autres bras, juste en surface
Et en silence
En diagonale elles disparaissent
Les fuyantes
Les fuyantes
Gardez-vous bien de leur courir après
Dans leur bouche, « peut-être » veut toujours dire jamais
Les fuyantes
Espèrent ce qu’elles ne sauront retenir
Le passé emmure un peu plus leur avenir
Plane parfois l’ombre d’un père
D’une sœur ou d’une mère
S’il y avait eu ce doux regard
Qui chasse les doutes quand vient le soir
Dans leurs bagages
Se cachent les blessures d’un autre âge
Les fuyantes
Les fuyantes
Gardez-vous bien de leur courir après
Dans leur bouche, « peut-être » veut toujours dire jamais
Les fuyantes
Espèrent ce qu’elles ne sauront retenir
Le passé emmure un peu plus leur avenir
Plus d’une fois pourtant
Je me souviens avoir vu
Un regard différent
Comme si les chaines avaient rompu
Etait-ce un rêve
Une éclaircie
Une étoile filante éclairant la nuit
Un vœu pieux ?
Les fuyantes
Gardez-vous bien de leur courir après
Dans leur bouche, « peut-être » veut toujours dire jamais
Les fuyantes
Espèrent ce qu’elles ne sauront retenir
Le passé emmure un peu plus leur avenir
Texte : Benjamin AIR